Le couperet est tombé. William Saliba est apte. Après des douleurs au dos qui avaient fait trembler le camp bleu, le défenseur d’Arsenal a repris l’entraînement collectif.
Didier Deschamps l’a déclaré opérationnel. « Il va bien », a expliqué publiquement le sélectionneur. Fin de l’incertitude.
De Boston à New York, le groupe au complet
Les Bleus ont quitté leur hôtel de Boston vers 15h10 heure locale ce samedi. Décollage retardé : trafic aérien, contrôles de l’avion. Arrivée prévue à l’hôtel de New York vers 18h15.
L’équipe de France est désormais sur la côte est, à moins d’une semaine du match d’ouverture contre le Sénégal.
Tous les joueurs étaient présents à l’entraînement du dimanche à 11h (17h heure française) à l’université de Bentley. Trente et un degrés à l’ombre. Saliba a effectué l’intégralité de la séance.
Aurélien Tchouaméni aussi. Deschamps a pris la parole devant le groupe, puis a été vu en discussion avec Ousmane Dembélé. Atelier construction de phases de jeu en départ arrêté, corners travaillés.
L’ordinaire d’une préparation qui avance.
Manu Koné et Warren Zaïre-Emery ont répondu aux questions des journalistes ce samedi. Le groupe respire. Vous l’avez peut-être suivi en direct : la tension autour de Saliba retombe.
La charnière qui se dessine
Saliba est considéré à 100%. Il a été ménagé sur certaines séances et sur le premier match de préparation contre la Côte d’Ivoire. Pris en charge, mais pleinement disponible.
La logique de Deschamps se précise : association probable avec Dayot Upamecano. Ibrahima Konaté repoussé sur le banc. Je l’avoue, cette hiérarchie m’a surpris, Konaté a pourtant été solide avec Liverpool cette saison.
La composition probable qui circule : Maignan, Koundé, Upamecano, Saliba, T. Hernandez, Tchouaméni, Rabiot, Dembélé, Olise, Doué, Mbappé. Le 16 juin à East Rutherford, contre le Sénégal, Saliba est pressenti pour débuter.
Le chiffre qui compte : cent. Cent pour cent, c’est le taux d’opérationnalité annoncé pour un défenseur central que le staff ne voulait prendre aucun risque de brûler.
Le verdict du banc
Deschamps a géré cette préparation comme il gère toujours les siennes : par l’anticipation et la conservation. Ménager Saliba contre la Côte d’Ivoire, le réintégrer progressivement, le déclarer opérationnel à l’entraînement collectif du dimanche. C’est la méthode du sélectionneur, patiente, parfois frustrante pour ceux qui veulent des nouvelles immédiates.
Là où ça coince, c’est le temps de réaction médiatique : chaque absence génère un bruit disproportionné, chaque retour un soulagement tout aussi amplifié. Deschamps le sait, il joue avec.
Le match France-Sénégal approche. Les Lions de la Teranga attendent. Saliba sera là.
La défense tricolore aussi.
D’autres réponses arriveront sur le terrain. Le 16 juin, 21h00 heure française. East Rutherford.
Le coup d’envoi d’une Coupe du monde que les Bleus abordent, pour une fois, sans blessure majeure à déplorer dans leur charnière centrale.